1 - Pour lutter contre le gâchis de céréales et d’eau

La présence de toutes ces bêtes d’élevage nécessite une production énorme de céréales pour leur nourriture : produire 1 kg de boeuf nécessite 10 kg de céréales.
Le soja, utilisé car très riche en protéines (90% de la production mondiale de soja est utilisée pour le bétail), est cultivé en masse et contribue aussi à la destruction par la déforestation de la forêt amazonienne, car les terres y sont rasées pour y installer les cultures.

Selon la FAO, http://www.fao.org/AG/AGAINFO/themes/fr/Environment.html, le secteur de l’élevage nécessite 1/10e de la consommation mondiale humaine d’eau douce.

2 - Pour lutter contre l’effet de serre et la pollution

Depuis quelques années, les rapports se multiplient pour donner l’alarme sur les conséquences catastrophiques des élevages quant au réchauffement de la planète :
Selon un rapport de la FAO publié en novembre 2006, l’élevage pollue plus que les voitures !

L’explosion du nombre d’animaux d’élevage :

L’élevage est responsable de 18% d’émission de gaz à effet de serre. L’élevage bovin est particulièrement concerné alors que sa production en viande et en lait ne fait qu’augmenter : en 2001, ce sont 229 millions de tonnes de viande ainsi que 580 millions de tonnes de lait qui ont été consommées, et le rapport prévoit pour 2050 une production plus que doublée : 465 millions de tonnes de viande et 1043 millions de tonnes de lait. Si dans les pays européens les chiffres semblent se stabiliser, des pays tels que la Chine affichent des pronostiques effrayants : sa consommation de viande aura quintuplé entre 1980 et 2010 !

Pour répondre à une telle demande, le nombre d’animaux d’élevage s’est intensifié à tel point qu’il représente aujourd’hui 20% des animaux terrestres !

Le méthane

Le système digestif d’une seule vache laitière produit 75 kg de méthane par an, 48 kg pour une vache non laitière. Le potentiel de réchauffement global de ce gaz vaut 23 fois celui du CO2. Selon le ministre néo-zélandais de l’énergie, de la science et de la pêche, Pete Hodgson, les concentrations de méthane dans l’atmosphère ont augmenté de 150% depuis 250 ans contre 30% pour le dioxyde de carbone. Le méthane est produit dans l’estomac du ruminant, le rumen, par la fermentation de leur nourriture. Il est ensuite émis à la fois par la respiration, les éructations, et les flatulences. Les déjections de ces animaux, en se décomposant, sont également une source importante d’émission de méthane.

L’hémioxyde de carbone

Mais ce n’est pas le plus grave : le fumier est responsable de 65% des émissions d’hémioxyde de carbone, qui a un potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que le dioxyde de carbone !

Le protoxyde d’azote

Un autre gaz polluant est très présent dans les élevages, c’est le protoxyde d’azote, qui est le quatrième gaz à effet de serre le plus important. Il est émis par les sols dans les semaines qui suivent l’épandage, et aussi lors de la fabrication des tourteaux de soja.

L’ammoniac

Pour couronner le tout, le secteur est responsable de 64% de l’ammoniac dû aux activités humaines, émis lors de l'épandage des lisiers provenant des élevages, gaz qui se présente comme l’une des causes majeures des pluies acides.

Le transport

La viande est généralement déplacée sur des milliers de kilomètres, et les transports d’animaux vivants sont longs et fréquents. David Pimentel, professeur au Collège d’agriculture et des sciences de la vie de l’Université Cornell, a calculé qu’il faut 28 calories d’énergie fossile pour produire une calorie de viande, contre 3,3 calories d’énergie fossile pour une calorie de protéines végétales. L’élevage, c’est l’équivalent de 100 litres d’essence / vache / an.

3 - Par solidarité avec le tiers-monde

Les ONG tirent la sonnette d’alarme face à la crise alimentaire et la pénurie d’eau.

40 millions d’individus meurent de faim chaque année alors que l’on produit 356 kg de céréales par personne. Or ces céréales sont en grande partie utilisées pour nourrir le bétail.

En devenant végétar/lien, nous cessons de participer aux gâchis d’eau et de céréales utilisées pour les élevages.

4 - Pour la santé

Près de 40% des cancers, ainsi qu’un grand nombre de maladies cardio-vasculaires et de diabète sont dûs à une mauvaise alimentation : trop de matière grasse, trop de viande rouge, trop d’aliments raffinés, pas assez de légumes et de fruits…
Découvrir l’alimentation végétarienne, c’est se permettre de manger de façon plus saine et plus équilibrée, notamment par l’association de céréales complètes et de légumineuses lors de nos repas.

Selon le Comité scientifique italien SSNV (Società Scientifica di Nutrizione Vegetariana, www.scienzavegetariana.it), et selon l’AAD, (Association Américaine de Diététique, une organisation de renommée internationale, comprenant près de 70.000 membres diététiciens et nutritionnistes : http://www.vegesport.org/AAD_2003.html ), un régime végétarien bien mené est tout à fait approprié à tous les stades de la vie, y compris au moment de la grossesse ou de l’enfance.

5 - Pour les animaux

Chaque année en France, ce sont :

916 millions de poulets tués,
70 millions de lapins tués,
25 116 000 porcins tués,
5 306 000 ovins tués,
3 521 000 bovins tués,
1 747 000 veaux tués,
895 000 caprins tués,
21 700 chevaux tués,
Etc…

Abattoirs en images :
Le meurtre alimentaire : photos d'abattoir

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