|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Vendredi 5 septembre 2008.
|
Pays des mangeurs de grenouilles, de gibier, de foie gras, la France est souvent montrée du doigt par les mouvements de défense des animaux, voire par ses voisins de l'Union européenne. Pas seulement pour ses moeurs gourmandes, mais aussi à cause des conditions d'existence dans ses poulaillers géants et ses porcheries industrielles, son goût pour la chasse, la corrida. Pourtant, la cause animale y suscite, comme ailleurs, de plus en plus de questions, comme le montre le nombre d'écrits publiés ces derniers mois sur le sujet. Des associations qui pétitionnent, mènent des procès, un élevage d'animaux de laboratoire récemment détruit par un incendie criminel, un abattoir de volaille saccagé… Ce dossier devient si peu anodin que Nicolas Sarkozy a demandé à l'issue du Grenelle de l'environnement qu'une consultation publique lui soit consacrée. Les rencontres " Animal et société " se sont tenues avant l'été, sous l'égide du gouvernement. Elles ont réuni 150 personnes à plusieurs reprises pendant quatre mois, sur des questions comme la souffrance des animaux au moment de l'abattage ou le sort des bêtes sauvages recueillies. Lors de la clôture, le 8 juillet, le ministre de l'agriculture Michel Barnier a conclu à "un consensus sur l'importance de l'animal dans notre société et sur le respect que nous lui devons en tant qu'être sensible", et a annoncé l'établissement d'une charte nationale d'ici fin 2008. Pour mieux comprendre les enjeux de ce débat public émergent, nous avons rencontré Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, auteur d'Ethique animale, publié aux Presses universitaires de France. Son livre balaie le vaste champ des questions que posent les comportements humains vis-à-vis de la faune – non seulement la consommation, la fourrure, l'expérimentation, mais aussi les combats, les courses, les cirques, les zoos… –, c'est-à-dire "l'étude du statut moral des animaux" et donc "la responsabilité des hommes à leur égard". Retrouvez cet article paru dans Le Monde suivi de l'interview de l'auteur sur : www.lemonde.fr Dimanche 27 juillet 2008.
Lundi 9 juin 2008. Le 21 mai 2008, à l’aube, la police autrichienne a enfoncé les portes de maisons et de bureaux à travers le pays et, arme au poing, a arrêté des militants pour les droits des animaux. 24 appartements et bureaux ont été fouillés ; 10 personnes appartenant à 7 associations différentes ont été mises en garde à vue. Le matériel d’associations légales a été saisi, compromettant leur activité. Les associations signataires de ce communiqué demandent que la presse française ne reste pas muette sur cet événement, comme cela est encore le cas 3 semaines après les faits. Nous ne sommes pas compétents pour juger de la légalité, au regard du droit autrichien, de la conduite et du motif de ces arrestations, ou des limites imposées à l’exercice des droits de la défense. Mais nous tenons à faire remarquer : - que la presse étrangère a couvert cet événement en des termes assez durs tant vis-à-vis de la méthode commando employée par la police que des conditions faites aux détenus. - et que la section autrichienne d’Amnesty International a publié un communiqué exprimant de sérieuses inquiétudes sur les méthodes employées lors de ces arrestations et sur la façon dont elles ont été motivées. Cela nous semble suffisamment important pour souhaiter qu’un débat puisse être mené sur les raisons profondes de ces interpellations. L’avocat d’un des détenus estime que l’action de la police est politique. L’Autriche est très en avance en ce qui concerne la protection animale. Le mouvement pour les animaux a engrangé de nombreux succès. A-t-il eu trop de succès ? Nous appelons la presse française à s’intéresser à ce qui se passe en Autriche et à faire son travail normal d’investigation pour savoir si les Droits de l’homme ont été respectés. Des informations en allemand et anglais sont disponibles sur le site de l’association VGT. Contacts : L214 : contact[at]l214.com |
Mercredi 30 avril 2008.
| ||||
Cette annonce suit celle de nombreuses autres enseignes : Manor, enseigne de grandes surfaces, n'achète plus de lapins en provenance d'Italie depuis mars 2008. Les élevages montrés par les producteurs aux inspecteurs de Manor différaient de ceux filmés directement dans les élevages par l'association suisse KAGfreiland... Manor ne peut pas se tourner vers la France qui a les mêmes modes de production que l'Italie. (2) Les conditions de vie des lapins dénoncées par KAGfreiland sont identiques à celles constatées en France* par L214 et dans d'autres pays européens par l'association autrichienne Vier Pfoten. L'élevage intensif des lapins en cages de batterie est une pratique généralisée. De plus amples informations sur : * Voir la récente enquête en France de L214 sur http://www.l214.com/lapins (1) http://www.foodaktuell.ch/nachrichten.php?art=930 | ||||
mercredi 16 avril 2008.
| ||||
Unilever est le second plus gros producteur du secteur alimentaire en Europe. Plus aucun oeuf produit par des poules en cages n'entrera dans la composition des mayonnaises et sauces commercialisées par le groupe (Maille, Amora, Hellman's, Calvé) d'ici 2010, dans 11 pays d'Europe, dont la France. Les oeufs utilisés proviendront de poules élevées au sol ou en plein air. A leurs côtés, Sodexo Belgique, Ikea Belgique, Carrefour Belgique, les supermarchés britanniques Sainsbury's, l'ensemble des supermarchés néérlandais, et le Ministère néérlandais de l'Agriculture, composent les lauréats 2008, et contribuent à ouvrir les cages de plus de 5 millions de poules pondeuses en Europe. Source : http://www.oeufs.org/ | ||||